Structuration de la production orale chez les élèves de la 5ème année primaire, 3ème année de français Cas des apprenants de la cinquième année primaire de l’école Med Abdelaziz EL-MADHER

30 septembre 2016

Mémoires, Oral production

Nous assistons de nos jours à une indigence du lexique et à des incorrections morphologiques et syntaxiques qui ne touchent pas uniquement les apprenants de l’enseignement général, mais aussi les étudiants de lettres et de sciences. Chacun, par ailleurs, rejette la responsabilité des déficiences sur l’ordre de l’enseignement antérieur. L’enseignement supérieur accuse la négligence de l’enseignement secondaire qui lui-même rejette la faute sur l’enseignement moyen lequel, à son tour, renvoie tous les blâmes d’incompétence et d’inefficacité à l’école primaire.
Quoi qu’il en soit, un phénomène reconnu de tous est que les apprenants accumulent les erreurs et éprouvent la plus grande peine à s’exprimer correctement au niveau de l’écriture et de l’oral.
En ce qui concerne l’expression orale, pour pouvoir la décrire sans faillir à la vérité, on se référera à l’expérience que l’on a des interventions orales en classe, quand on arrive à briser le mutisme dans lequel se réfugie l’élève indécis.
Face aux mots hachés et aux embryons de phrases, l’enseignant intervient souvent pour remédier à l’expression de l’apprenant. De ce fait, l’enseignant évite les séances d’expression orale, car elles nécessitent plus de temps. On pourrait continuer à décrire la débâcle de l’enseignement/apprentissage et de ses résultats, à la limite de l’invective et de l’ironie. Cependant, cela risque de nous dissimuler le vrai problème, car, en tout état de cause, sans bases solides acquises à tous les niveaux de la scolarité obligatoire, la réussite scolaire est hypothéquée et les chances de réussite plus tard dans la vie professionnelle de l’apprenant et dans sa vie d’adulte sont amoindries.
On pourrait expliquer le phénomène d’échec du collège par le fait qu’il assure simultanément la 2ème étape de la scolarité et une fonction d’orientation, de répartition et de sélection. Cette double mission explique suffisamment pourquoi le collège est souvent qualifié de maillon sensible. Il est régulièrement affirmé que le collège fonctionne mal, c’est un fait d’évidence dont il convient d’analyser les causes en amont et même en aval.
Les coupures à l’entrée et à la sortie du collège sont brutales. La gestion de la carte scolaire ne peut sans doute être uniforme. Le respect de la carte scolaire vise à maintenir la mixité sociale, si cet objectif n’est pas respecté, cela conduit à un effet inverse en concentrant les populations favorisées ou défavorisées qui demanderont à penser les exceptions.
Si l’on cherchait les motifs de cette débâcle de la langue, plusieurs raisons l’expliqueraient. D’abord il faut reconnaître que le même problème se pose pour le français langue maternelle même si les raisons sont différentes. Ensuite en FLE, plusieurs paramètres entrent en jeu : une instabilité de repérage de la langue maternelle quant à l’apprenant du FLE, le petit apprenant algérien rencontre dès la première année de sa scolarisation un obstacle linguistique qui lui fait perdre pied au départ, puisque l’arabe qu’il connaît (le dialecte algérien) n’est pas identique à l’arabe classique, langue officielle et langue de l’enseignement.
Psychologiquement, l’enfant est désorienté, puisqu’il retrouve dans l’arabe «de l’école» quelques mots qui se recoupent avec le dialecte, mais d’autres qu’il faut s’approprier tout de suite. L’enfant comprend la chose puisque, dès son arrivée à la maison, il corrige ses parents, notamment sa mère, en leur faisant reprendre les termes en arabe classique.
Enfin, la troisième raison est double et controversée : le rejet du français dû à une rancune historique héritée de père en fils augmente la démotivation de l’apprenant, et l’éloignement de la matrice linguistique constituant un obstacle de taille, du fait que l’arabe et le français sont deux langues opposées au niveau scriptural et structurel.
Par contre, un autre phénomène intervient dans l’acquisition du français langue étrangère, celui de la télévision. En effet, la télévision joue un rôle éducatif qui permet à l’enfant ou à l’apprenant de comprendre la langue sans pour autant comprendre et utiliser sa structure et son lexique. L’expérience nous informe que si un enfant dispose de la présence d’un parent à ses côtés pour l’aider à surmonter quelques obstacles imminents et immédiats, par accumulation ou par usure il s’appropriera la langue en tant qu’objet de compréhension
(d’un film, d’un dessin animé ou d’une émission ludique), mais il saura s’exprimer difficilement, sauf si dans le milieu où il vit on parle le français quotidiennement. C’est ce qui explique l’existence de deux catégories d’apprenants : ceux qui n’apprennent le français qu’en classe, qui, en dehors de l’école, utilisent le dialecte et n’ont personne à la maison pour les aider, et ceux qui arrivent à suivre un programme en français à la télévision en se faisant aider par leurs parents.
On pourrait signaler une autre catégorie qui, elle, se débrouille toute seule car préparée dès le jeune âge. Ces enfants sont issus de famille d’intellectuels bilingues ou francisés. En général, dans ces familles, le bilinguisme est de rigueur. De ce fait, l’enfant grandit avec deux langues et deux cultures. Cette catégorie représente un infime pourcentage des apprenants scolarisés des grandes villes du nord du pays.
Ceux qui nous intéressent, ce sont les premiers qui représentent d’ailleurs la majorité. Ceux-là sont confrontés au français la langue étrangère en classe.
Cette matière est répartie dans un volume horaire insuffisant où plusieurs points de langue sont étudiés systématiquement, car il y a un programme à terminer et un inspecteur prêt à sanctionner les retardataires.
L’un des objectifs essentiel de l’enseignant, de français langue étrangère (FLE) en Algérie, est de développer chez les élèves la capacité de s’exprimer dans cette langue. La production orale est l’une des principales étapes dans l’acquisition d’une langue. Cependant, la majorité des enseignants soulignent les difficultés des élèves à l’oral. Cet article traite de l’influence exercée par l’enseignant sur les élèves pour les amener à prendre la parole durant l’activité du débat. Ainsi, nous relèverons et analyserons les différentes stratégies utilisées par l’enseignant dans une situation exo lingue.
L’acquisition de la compétence de communication orale est tout à fait déroutante pour ceux qui apprennent une langue étrangère. Il s’agit probablement des 4 compétences, celle qui met le moins à l’aise, dans le sens où elle est également liée à des savoir-être et savoir-faire qu’il faut posséder dans sa propre langue maternelle.
L’expression orale, rebaptisée production orale depuis les textes du cadre commun de référence, est une compétence que les apprenants doivent progressivement acquérir, qui consiste à s’exprimer dans les situations les plus diverses, en français. Il s’agit d’un rapport interactif entre un émetteur et un destinataire, qui fait appel également à la capacité de comprendre l’autre. L’objectif se résume en la production d’énoncés à l’oral dans toute situation communicative.
Les difficultés ne sont pas insurmontables, mais il s’agit d’une compétence qu’il faut travailler avec rigueur, et qui demande à surmonter des problèmes liés à la prononciation, au rythme et à l’intonation (voir unité sur la correction phonétique), mais également des problèmes liés à la compréhension (en situation interactive), à la grammaire de l’oral…
Travailler sur l’oral c’est pour l’enseignant remettre en cause des modèles traditionnels de fonctionnement du cours. Les échanges des élèves restant assez rares, c’est donc à un dialogue avec le professeur que se réduit le plus souvent la prise de parole. L’élève répond à la question du professeur. Pour transformer ce mode classique de fonctionnement, l’oral doit être l’objet d’une réflexion poussée en tant qu’objectif d’apprentissage, afin de valoriser au mieux cette pratique au sein de la classe.
Cependant il faut apprendre aux élèves que la prise de parole n’est pas un moment de défoulement mais bien un outil de travail. Parler, ce n’est pas simplement s’exprimer, mais c’est aussi être compris des autres. La difficulté est de faire reconnaître à l’élève, l’insuffisance éventuelle de son propos, l’obscurité de sa pensée, afin de l’obliger à clarifier sa pensée. Pour cela, une distanciation est nécessaire par rapport aux paroles prononcées. L’élève dont le propos n’est pas compris des autres peut se sentir agressé, il faut donc apprendre à entendre le désaccord de l’autre. Lorsqu’on évoque un élève qui est bon à l’oral, on fait souvent allusion à l’élève qui intervient le plus souvent pour répondre à des questions, ou exprimer une réaction, un avis personnel ponctuellement et dans l’instant.
La langue est un instrument de communication et surtout d’interaction sociale. Des exercices de communication réelle ou simulée beaucoup plus interactifs qu’avant. Il ne suffit pas de connaître les aspects spécifiquement linguistiques, il faut aussi en connaître les règles d’emploi, des documents authentiques, activités nombreuses et variées, en favorisant l’expression libre, l’apprenant actif, l’erreur est inévitable.
Mieux lire, c’est mieux écrire et mieux entendre et écouter, c’est mieux parler, intégration maximale des 4 savoir-faire langagiers, l’expression orale a connu un grand enthousiasme avec la méthodologie SGAV.
La dysphasie est un trouble structurel, primaire et durable de l’apprentissage et du développement du langage oral. C’est un trouble plus ou moins sévère se présentant sous diverses formes : paroles indistinctes, troubles de la syntaxe, élocution sous forme de mots isolés, discours plus ou moins construits, manques de vocabulaire ou problèmes intermittents pour trouver le mot adéquat, compréhension partielle du langage oral.
Malgré les efforts des enseignants et le nouveau dispositif mis en oeuvre pour l’amélioration de l’oral des élèves à travers les nouveaux programmes, des anomalies persistent encore. De nombreux élèves n’arrivent pas à s’exprimer en français langue étrangère. L’objectif de notre recherche est d’essayer de déceler les causes et proposer un remède pour pallier à ces insuffisances. Pour cela, nous allons recourir à l’analyse des productions orales des élèves en classe de FLE et ainsi déterminer leur compétence communicative, et déceler la nature des difficultés liées à l’expression orale et les efforts déployés pour surmonter leurs difficultés. Nous essayerons de connaître les stratégies de communication utilisées par les élèves et l’enseignant afin de réussir la communication orale et de voir comment les élèves interagissent dans une classe de FLE lorsqu’ ils communiquent ? Notre problématique tourne autour d’une question pivot: sous quelles conditions les interactions favorisent-elles l’acquisition du FLE? D’autres questionnements en découlent :
- quels sont les rôles de l’apprenant et l’enseignant dans la communication en classe ?
- peut-on considérer les interactions en classe comme de la communication véritable ?
- face aux problèmes et difficultés de communication l’apprenant fait-il appel inconsciemment à des stratégies de communication ? Si oui, quelles sont les pratiques communicatives qu’il utilise ?

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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