L’enseignement de l’oral en classe de français langue étrangère:

30 septembre 2016

Oral, Oral production

1-L’enseignement de l’oral en classe de français langue étrangère:

 

Comme notre recherche relève de la didactique des langues et que nous sommes dans un contexte où le français est une langue étrangère, notre champ de recherche est la didactique du français langue étrangère, en plus elle est limitée à l’oral donc notre champ d’étude se limite à la didactique de l’oral. Tout d’abord nous allons tenter de définir l’oral.

Dans  ce chapitre nous allons tenter de donner un aperçu sur l’oral en général pour arriver à l’oral comme un moyen d’enseignement et d’apprentissage du français langue étrangère. Puis nous allons  définir la parole et ses enjeux pour essayer d’arriver aux obstacles qui peuvent entraver une bonne prise de parole des élèves en classe qui seront basés sur quelques recherches effectuées dans ce domaine. Pour ce faire, nous citons : Evelyne Charmeux, Garcia Debanc et Sylvie plane ainsi que d’autres.

Enfin nous proposons dans ce travail une remédiation pour une prise de parole régulière de l’apprenant, ce qui nous emmène à présenter dans ce chapitre une solution parmi d’autre, le ludique à travers le jeu de rôle, en nous basant aussi sur les recherches déjà effectuées dans ce domaine.

 

1.1-Qu’est ce que l’oral ?    

En didactique des langues, l’oral désigne : « le domaine de l’enseignement de la langue qui comporte l’enseignement de la spécificité de la langue orale et son apprentissage au moyen d’activités d’écoute et de production conduites à partir de textes sonores si possible authentiques ».[1]

Nous remarquons que dans la définition citée ci-dessus l’oral est la pratique de deux phénomènes, l’écoute de l’autre et la production de parole. Mais l’oral c’est le langage à travers lequel nous communiquons et qui se distingue de la parole, le langage est un aspect social, c’est la langue parlée, par contre la parole est un acte individuel comme l’a montré F. de Saussure.[2]

Il ne faut pas oublier aussi que l’oral est un moyen de communication, il est la base et le support de tous les échanges qui se déroulent dans une société ou dans la classe, entre tous les individus présents ;   élèves et professeur. Selon le groupe Oral Créteil définisse l’oral selon quatre axes :

L’oral pour:

« Communiquer, construire sa personnalité et vivre ensemble, apprendre ses conceptions, ses représentations et construire sa pensée, réfléchir sur le langage (la langue est un objet d’enseignement). ».[3]

Nous empruntons la définition de l’oral  de Jean-Marc Coletta[4] sous forme d’un schéma car nous pensons q’elle peut résumer toute la notion de « l’oral ».

A partir de ce schéma nous pouvons remarquer que l’oral est un ensemble de plusieurs composantes :

Il est tout d’abord une langue maternelle ou étrangère, c’est aussi une pensée, un savoir, une identité ; c’est en parlant avec une personne qu’on peut la connaître. L’oral, c’est aussi agir par la parole, argumenter, reformuler, réfuter,  parler en respectant les normes  de communication et les normes linguistiques.                                                L’oral, c’est se soumettre à des règles et aux jugements des autres, c’est une conversation, un dialogue donc un échange, écouter les autres qui deviennent des partenaires dans la conversation, mais pour pouvoir discuter, communiquer, ces partenaires doivent employer un langage précis compréhensible pour tous, un même code de communication.

Après avoir défini l’oral, voyant maintenant la place de l’oral  dans les programmes officiels.

 

1.2- Le statut de l’oral dans les programmes officiels émanant du    ministère de l’enseignement :

Dès septembre 2003, l’Algérie a opté pour mettre en place une nouvelle réforme, cette dernière a touché toutes les fonctions : économiques, juridiques, sociales, politiques et même éducatives (réforme de l’enseignement, révision des programmes) en partant de la base, les deux paliers de l’école primaire et le troisième  palier du moyen.

Depuis cette réforme, le Ministère de l’Enseignement a envoyé deux documents représentant le programme officiel de la discipline et le document d’accompagnement. Comme notre recherche a trait au moyen c’est-à-dire le collège d’enseignement moyen (C.E.M), niveau deuxième année moyenne, nous effectuerons notre recherche à ce niveau.

Il ressort de ces deux documents que l’objectif assigné au F rançais langue étrangère au collège est de contribuer à :

 

 

 

 

« à développer chez l’élève tant à l’oral qu’à l’écrit, la pratique des quatre domaines d’apprentissage (écouter/ parler/ lire/ écrire). Ceci permet à l’élève de construire progressivement la langue française et de l’utiliser à des fins de communication et de documentation. »[5]

 

Nous remarquons que dans cet objectif l’accent est mis sur l’oral ainsi que l’écrit, et que le terme de communication est un des objectifs à atteindre dans l’apprentissage du Français. Il s’agira pour l’élève de collège:

              « À partir de textes variés oraux de se forger des outils d’analyse méthodologique efficace pour aborder ces textes ou en produire lui même  »[6]                

Nous remarquons que l’institution consacre à l’oral une place importante dans le programme, il est suggéré que les élèves peuvent réaliser des projets oraux qu’ils présenteront en classe. Il est clair que cela permettra à l’élève d’acquérir des compétences à l’oral ( réception et production).

 

1.3- Quel oral en classe ?

Depuis quelques années les didactiques s’intéressent à l’enseignement et à l’apprentissage de l’oral ; ce qui nous pousse à nous demander quel oral enseigner en classe de langue sachant qu’il y a plusieurs types d’oral. La pratique de l’oral en classe peut avoir deux types :

L’oral parlé qui est utilisé dans la parole spontanée ou plus encore suscitée par l’enseignant et c’est ce que nous avons remarqué dans notre pré enquête (réponses aux questions), l’autre type de l’oral est l’écrit oralisé, quand il s’agit de lecture ou des réponses réalisées par écrit par les élèves c’est ce que nous appelons l’oral mono géré. L’oral est à la fois vecteur d’apprentissage et objet d’apprentissage, à ce titre il est éminemment transversal. Essayons de définir ces deux notions :

3.1- L’oral vecteur d’apprentissage :

«  Les trois-quarts des échanges scolaire se passent en échange de parole »[7]

La parole participe à la construction du savoir, c’est un moyen de transmission, que l’enseignant utilise pour expliquer, et que l’élève utilise pour répondre aux questions de l’enseignant, le fait de répondre à l’autre c’est un geste de compréhension du message émis, ou de demande d’une explication.

L’oral permet aussi de construire sa pensée, verbaliser et exprimer des idées, donner son point de vue et le défendre. Prendre la parole c’est aussi construire sa personnalité, parler en classe c’est s’engager dans son rôle de citoyen dans une petite société qu’est la classe.

       

           3.2- L’oral objet d’apprentissage :      

L’oral  est aussi une norme que l’élève doit acquérir, quand on dit norme, on entend par là les aspects techniques et linguistiques de la langue ainsi que les genres de discours. L’oral n’est pas seulement le temps de parole des élèves mais aussi le silence, les gestes, c’est-à-dire le paralangage. Il ne se réduit pas simplement à une émission sonore c’est aussi  l’écoute et le silence tout autant que la parole, comme le montre si [8]bien Jean François Halté :

« L’oral ce n’est pas uniquement le temps de parole des élèves : c’est aussi l’écoute, les attitudes du corps et la gestuelle, c’est la gestion complexe de relations interindividuelles (…) l’oral c’est en effet l’écoute tout autant que l’expression, le silence tout autant que la parole, le jeu des regards autant que celui des mots, c’est aussi la gestion des échanges et de la prise de parole ».(7)

 

 

        

  3.3- L’oral moyen de mémorisation :

L’oral  peut être un excellent moyen de mémorisation, selon Flora Luciano-Bret relève:

 » que nous retenons 20% de ce que nous entendons, 30% de ce que nous voyons, 50% de ce que nous entendons et nous voyons,80% de ce que nous disions, 90% de ce que nous disions et faisons »[9].

D’après l’étude qu’elle a menée, nous constatons que l’homme en général retient 80% de ce qu’il dit, donc la pratique de la langue aide plus à apprendre que l’écoute et la vue, mais c’est ce qui se produit en classe, les élèves écoutent et observent plus qu’il ne parlent.

 

1.4- Les compétences de l’oral :

Il existe différents domaines de compétences  pour maîtriser la langue orale, cette dernière sera un bon facteur pour communiquer, échanger des idées, exposer, argumenter. Nous avions dit plus haut que l’oral est un moyen de communication. Selon Sophie Moirand[10], la compétence communicationnelle repose sur la combinaison de plusieurs composantes :

Une composante linguistique, c’est-à-dire la connaissance et l’appropriation, des modèles phonétiques, lexicaux, grammaticaux et textuels du système de la langue. Une composante discursive, c’est-à-dire la connaissance et l’appropriation des différents types de discours et leur organisation, en fonction des paramètres de la situation de communication dans laquelle ils sont produits et interprétés. Une composante référentielle, c’est-à-dire la connaissance des domaines d’expériences et des objets du monde et de leurs relations. Une composante socioculturelle, c’est-à-dire la connaissance et l’appropriation des règles sociales et des normes d’interaction entre les individus et les institutions.

Aussi l’oral se présente sous trois pôles : le parlé, l’oral socialisé, et l’oralité. Marie Françoise[11], distingue ces trois pôles de l’oral :              

Les trois pôles cités ci- dessus relèvent de la prise de parole, mais chaque pôle a une définition et les trois ne développent pas les mêmes compétences communicatives.                                               L’oral correspond au pôle communicatif de la prise de parole que l’on retrouve, par exemple, dans le débat, l’exposition d’un point de vue, la communication des élèves;  c’est la capacité de prendre la parole et le produit de l’interaction en face à face ; c’est l’une des compétences importantes à installer chez l’élève.

Dans cette prise de parole (le parlé), on trouve l’oral socialisé, c’est-à-dire que parler c’est exister, donner son point de vue et le défendre, respecter l’autre et l’écouter. La parole véhiculée est un facteur de compréhension de l’autre, du monde, Grâce à  cette parole l’élève prend sa place dans un group et partage une émotion. Marie Françoise relie aussi l’oral socialisé aux genres formels de l’oral, le dialogue par exemple cité par (Schneuwly .B, Dolz. J, Pour un enseignement de l’oral. Initiation aux genres formels à l’école, ESF 1998).

E.Bautier, (1995) ajoute :

« Le langage n’est pas seulement un système de signes mis en œuvre mais aussi un mode de socialisation, une façon d’être et de comprendre le monde, un ensemble de pratique à la fois individuelle et sociales »[12]

 

Quand à l’oralité, elle correspond à la poésie, au rythme de la langue, elle se manifeste dans la manière de s’exprimer, de faire sortir des sentiments et d’affirmer sa personnalité, elle s’inscrit dans la répétition, la récitation, le théâtre. C’est l’aspect de l’oral qu’on retrouve dans les poésies et que les élèves récitent.

 

1.5- Les difficultés de l’enseignement de l’oral :

Selon Philippe Perrenoud[13], les raisons qui rendent l’oral difficile à enseigner sont : Tout d’abord, le problème de l’évaluation, « l’oral n’est pas évalué spécifiquement », même si l’enseignant évalue l’élève, il le fait d’une manière intuitive, et très variable d’une classe à une autre et même d’un élève à un autre.

Ensuite, il ajoute que les moyens officiels d’enseignement permettant de travailler l’oral régulièrement et spécifiquement sont absents. En plus la formation des maîtres est très lacunaire dans ce domaine (la langue orale et communication), surtout dans notre contexte de recherche. Notre enquête peut confirmer que l’oral n’est pas pris en charge lors de la formation des enseignants dans les I.T.E et autres centres de formation. Seul l’écrit est pris en compte lors de la préparation de fiches de langue, l’élaboration des sujets d’examen de brevet d’enseignement moyen (BEM).

Il ajoute aussi que même pour le corps politique et la majorité des parents, l’essentiel est de savoir lire et écrire, maîtriser un peu de conjugaison, de grammaire, d’orthographe et du vocabulaire, c’est le rôle de l’école. Enfin Perrenoud  pense que quelques activités orales tombent rapidement dans la sphère de l’écrit.

2- La prise de parole :

2.1- La parole, essai de définition:

La parole est d’après le dictionnaire Larousse,: «  la faculté de parler propre à l’être humain. L’être humain est un être doté de parole. »[14]

La parole est importante en classe, celle-ci contribue à la formation de l’élève qui est avant tout un être et un futur individu social,  pour qu’il soit un bon citoyen. En effet, la parole est un pouvoir, c’est l’objet de la construction à la fois social et personnel. L’élève apprend le respect des autres et à s’imposer en temps que sujet ayant un droit à la parole.

Selon Evelyne Charmeux[15] :

« Dans une démocratie, chacun a droit à la parole, ce droit n’est effectif que pour ceux qui savent la prendre et la tenir ».

La classe représente aussi un groupe social, la prise de parole au sein du groupe est un droit que l’enseignant doit attribuer à tous les élèves.  Par ailleurs, l’élève doit apprendre  aussi à respecter  la parole de l’autre.

 

2.2- La parole en classe de Français langue étrangère :           

Un élève en classe de français langue étrangère répond à une question posée par son enseignant, donc il parle mais ne développe pas de réelles compétences communicatives car il n’est pas en situation de communication, il n y a pas d’échange verbal. Alors que la prise de parole doit avoir un objectif bien précis, parler pour communiquer, échanger des idées. La pratique de la parole en répandant à une question permet d’évaluer l’élève sur sa mémoire, pour faire un rappel des acquis, pour évaluer ses connaissances, mais l’élève ne se retrouve pas vraiment dans une situation de communication, ni dans un échange verbal surtout que ces dernières années grâce aux théories interactionnistes, parler ne suffit plus, il faut qu’il ait échange, une  réelle situation de communication.

Parler en classe est nécessaire parce que cela fait plaisir au professeur, parce que cela montre que l’on est là, mais parler vous expose aux critiques, aux rires, parler vous pousse vite vers l’envie de ne plus parler, c’est risquer de se tromper devant tout le monde et en particulier devant des adolescents  qui ne sont pas sûrs d’eux généralement. A ce propos nous citons ESCUDIEB:

« Culturellement, socialement, intellectuellement, leur parole reste rentrée. Si je ne dis rien, au moins suis-je sûr de ne pas me tromper »[16].          

Parler c’est aussi mettre en jeu l’image que les autres ont de soi-même et là, dans tous les cas il y a un risque, celui de détruire cette image telle qu’elle soit, c’est-à-dire positive ou négative, il est donc nécessaire de créer une situation confortable dans le but de sécuriser tout un chacun. Pour cela, il serait souhaitable de mettre les élèves en confiance.

 

2.3- La prise de parole :

La prise de parole constitue un entraînement à l’autonomie, au respect, une prise en compte des différences qui existent dans une société entre les gens ; c’est une pratique authentique, démocratique, et la classe de langue est un lieu social et démocratique. Prendre la parole est une composante de la  vie sociale ayant plusieurs fonctions :

-Une fonction sociale : on prend la parole parce qu’ on existe, pour donner son avis, et le défendre par rapport à l’autre, la famille, la société.

-Une fonction mentale : c’est l’expression de l’activité intellectuelle.

La parole est de l’ordre de l’échange social, elle met sur scène un face à face entre  les sujets. Dans notre recherche, nous visons la  prise de parole des élèves,  qui peut signifier aussi, oser parler spontanément sans  manifester une hésitation parce qu’ils ont peur de faire des phrases incorrectes, se soucier de leurs pertinences, de leurs justesses par rapport à la norme.

La classe est le lieu privilégié de la parole, la question principale que nous nous posons est : qui parle ? Par rapport à notre enquête la réponse est claire, mais elle est inquiétante dans la mesure où l’école, et la classe en particulier, s’intéresse à l’enfant, à l’élève qui est au centre des apprentissages.

En effet, 70% de temps de parole est monopolisé par l’enseignant, nous pensons que celui-ci est l’un des obstacles de la prise de parole des élèves en classe. L’enseignant doit laisser la parole à l’élève, et ce dernier l’élève doit oser parler.

2.4- Les enjeux de la prise de parole :

Il n’est pas aisé de prendre la parole. En effet, pour parler, il est nécessaire d’avoir quelque chose à dire et souvent les élèves doivent respecter et suivre les choix de l’enseignant, « qui laisse rarement la place aux réalités de la vie quotidienne ou à l’imaginaire »[17]. Mais, parler en classe ce n’est pas dire des sottises, ce n’est pas prendre la parole n’importe comment et n’importe quand : il y a des règles à respecter. La première est de donner une réponse dans le cadre du sujet, l’élève doit apprendre à respecter le sujet proposé. Le deuxième point, est de parler d’une manière claire et précise parce que le risque de ne pas être entendu est présent.

Troisièmement, l’élève doit apprendre à respecter le tour de parole, il ne doit prendre la parole que si personne ne parle, il faut que l’élève apprenne à écouter l’autre pour que les autres l’écoutent aussi, donc l’échange ne se fait pas seulement en terme de parole, mais aussi le silence partagé est un échange.

La parole de l’élève est très importante en classe que se soit pour l’élève ou pour l’enseignant. En effet, comme le souligne Michel Tozzi, professeur des universités à Montpellier III[18]:

          « Notre fonction de professeur n’a de sens que par rapport à l’élève. La  parole de l’élève est comme un baromètre : plus les élèves demandent la parole, plus le cours est intéressant ».

Se trouver face au silence est pour lui la pire des frustrations ; face à cette panique, celui-ci préfère le discours et même des fois un monologue vaut mieux que le  silence qui règne en classe

La parole en classe est nécessaire ; elle est le moyen par lequel l’enseignant transmet le savoir, explique, interroge, étaye, mais il doit être conscient que l’élève doit parler aussi et même plus que lui. C’est en prenant la parole qu’on apprend la langue.

 

En effet, comme dit  Dominique Bucheton[19] « c’est l’augmentation du volume de l’activité langagière lui-même qui est le moteur du développement langagier et culturel et pas le discours sur le langage ».

Quant à  Evelyne Charmeux[20] il pense que : « pouvoir prendre la parole n’est pas un don, c’est le résultat d’un apprentissage ».

L’idée de Charmeux complète celle de Bucheton, parce que parler ne se produit pas sans  une pratique langagière régulière.

Le silence peut être des fois nécessaire, il est essentiel de laisser un peu de temps aux élèves pour qu’ils préparent leurs réponses. Il ressort d’ un rapport de l’inspection générale relatif à l’enseignement de l’oral en France que :

« le silence apparaît comme le moment où pourrait surgir de l’inattendu susceptible de désorganiser le déroulement du cours et non comme un temps de réflexion et de préparation des interventions ».[21]

Contrairement à ce que nous avons remarqué lors de l’analyse de la première séance de l’activité orale, l’enseignante donne 1 minute de réflexion aux apprenants, mais dès qu’elle se retrouve face au silence, elle reprend la parole et  interrompt le silence qui peut être est un moment de réflexion.

Pour l’enseignant laisser la parole à l’élève est une perte de temps ; finir le cours est plus important. Les réponses du questionnaire confirment cette idée.

Or Oscar Brenifier[22], affirme quant à lui que pour habituer l’élève à parler, il faut savoir « perdre du temps », laisser des moments de respiration s’installer dans la classe.

 

« nous voulons du compact, remplir le plus possible….à la seconde       carrée,…..et pour ce faire , nous expliquons, écrivons, lisons, et lorsque nous posons des questions, les réponses en sont tellement attendues que nous négligeons, toute parole qui n’est pas conforme, à ce que nous avons en tête  »

          Selon Oscar Bernifier, l’enseignant devrait essayer d’écouter son élève jusqu’à la fin, ne pas mettre l’accent sur les défauts de la parole de l’élève pour éviter de le bloquer et notamment les autres aussi, l’enseignant ne doit pas oublier qu’il n’est là que pour diriger, remettre, au besoin, le locuteur sur la voie.

Parler en classe consiste à répondre aux questions du maître ; la parole des élèves se limite souvent au jeu de questions- réponses.  En classe la situation de communication est un peu particulière.

L’école traditionnelle est toujours présente, quand l’enseignant parle, l’élève est obligé de l’écouter, il n’a pas le droit de l’interrompre jusqu’à la fin de son discours:

                       

   « Quand le maître parle face au groupe, l’élève est tenu de lui laisser la

Parole, de ne l’interrompre qu’avec certaines formes (lever le doigt), et

Son discours s’inscrit le plus souvent en creux de celui de l’enseignant ».

Michel Verdalhan[23]

 

La classe est souvent un endroit où celui qui pose les questions détient les réponses. La distribution de la parole en classe est perçue comme étroitement dépendante du maître qui la gère en fonction d’impératifs pédagogiques. Parler en classe consiste à répondre aux demandes du maître et les performances orales des élèves sont souvent limitées au jeu de question-réponse.

JT. Dillon[24] analysant le mode dominant de questionnements en classe, donne la même description que celle donnée par Sophie Moirand (Cf.p2), il la caractérise par le fait que beaucoup d’individus (les élèves) sont questionnés tous ensemble par une seule personne (le maître).

Dillon identifie ce type d’échange à la récitation ; on demande aux élèves de dire à haute voix ce qu’ils savent de mémoire, ce qu’ils ont retenu. Ce mode de faire contient trois phases :

1-Le maître pose une question à toute la classe ;

2-Un élève y répond ;

3-Le maître évalue la réponse et pose une autre question à toute la classe.

Des séquences de ce genre sont en effet assez peu stimulantes du point de vue de l’apprentissage. Pour Dillon, elles visent surtout à tester la mémoire des élèves, s’ils savent ce que le maître leur a enseigné ou ce qu’il leur a demandé d’apprendre ; c’est ce que l’on pourrait appeler faire réviser l’élève.

Ce type d’échange n’a pas comme objectif premier de stimuler, de provoquer la prise de parole et l’apprentissage. Il n’est pas au service de l’élève, mais bien au contraire à celui du maître, en lui permettant de vérifier les résultats de son enseignement et en même temps de garder le contrôle du groupe classe.

Alors que la classe doit être un espace de prise de parole, d’expression spontanée et de construction de savoirs langagiers. C’est en parlant que très souvent le premier constat se fait avec l’autre, «  parler est le medium de reconnaissance social »[25].  La parole élaborée est synonyme de pouvoir et le fruit d’un savoir. Elle se construit dans la confrontation avec les autres, dans la reconnaissance de la parole de l’autre et l’acceptation des différences.

 

2.5- Oser prendre la parole un risque pour l’élève et l’enseignant :

La prise de parole en classe est un risque pour l’élève et le professeur, du côté du professeur c’est un risque par rapport au silence, et le monopole de la parole par un discours magistral, du côté de l’élève c’est la peur d’être mal jugé.

 

5.1- Un risque pour l’élève :

Pour l’élève prendre la parole en classe est une prise de risque, parler en classe s’est s’exposer aux regards et aux jugements des autres élèves et du professeur. La parole ce n’est pas seulement la construction de la personnalité mais c’est aussi l’expression de la personnalité. En plus prendre la parole en classe peut être un risque dans le sens où il n’y a pas d’écoute, il n’y a personne qui s’intéresse à ce qu’il dit, il a peur de commettre des fautes.

Nous pensons qu’un élève qui reste isolé en classe dans un groupe, qui a le rôle d’un auditeur et un spectateur, peut trouver le temps long, ce qui provoque l’ennui, donc l’élève ne sera pas intéressé ni par la parole de l’enseignant ni des autres élèves, l’apprenant sera passif. Il va progressivement perdre le fil du cours. Le but de la prise de parole est la communication, l’échanger et l’apprentissage. Sans prise de risque, il n’y aura pas de progrès.

 

5.2- Un risque pour l’enseignant :

Du côté de l’enseignant le silence peut provoquer le stress ; face à ce silence, l’enseignant va peut être opter pour un discours, «  je préfère parler que de me retrouver face à ce silence horrible » (phrase d’un enseignant lors de l’enquête). Par contre si l’enseignant se retrouve dans une situation active, son rôle serait plutôt de guider, corriger, faire respecter le tour de parole,  donc étayé, afin d’aider l’élève à construire son savoir.

Ces dernières années les programmes officiels et les recherches en didactique du Français,  stipulent que l’élève est un partenaire, il participe à la construction du savoir, à ce propos, Evelyne Charmeux confirme cette idée « enseigner, ce n’est point transmettre  des contenus, c’est réunir les conditions pour que les élèves les acquièrent »[26] . Mais avec l’aide de son enseignant.

Pour une situation d’apprentissage et de prise de parole régulière à l’oral en classe de  français, nous pensons que les deux partenaires, c’est-à-dire l’élève et le professeur ont un rôle à jouer, rôle que nous exposons ci-après.

        

5.3- Rôle de l’enseignant : la classe un lieu sécurisant.

Selon E.Charmeux, l’enseignant ne doit pas intimider l’élève en jugeant sa parole devant l’ensemble de la classe, : « l’enseignant ne doit pas porter de jugements de valeur sur la parole de l’élève. »[27]. Il s’agit d’éviter toute manifestation d’impatience qui serait due à un priori envers l’élève en tant que sujet ou envers son discours. En effet, d’après Charmeux[28]«  il n y a pas un bon ou mauvais langage mais des choix langagiers adaptés ou non au  projet de communication ».

L’enseignant tient également un rôle primordial vis-à-vis des erreurs de l’apprenant par sa réaction ; si un enseignant sanctionne une erreur faite par l’apprenant, il peut le bloquer, ce dernier pensera que l’enseignant attend seulement les réponses correctes et exactes. Or, il convient de modifier le statut de l’erreur, c’est en se trompant qu’on apprend, c’est en surmontant l’erreur que l’on progresse.

Toute réponse doit être citée et entendue en classe par les élèves et le professeur, à condition qu’elle soit en rapport avec la question posée, l’élève qui parle doit sentir un intérêt pour lui et pour sa parole. Il n’y a pas de « réponse bête » toutes les réponses  méritent d’être discutées.

Pour Robert Guichenuy[29], il est important aussi, que l’enseignant s’il incite l’élève à parler, ou plus encore si l’élève prend la parole de lui-même, il doit la respecter : L’attitude de l’enseignant doit inciter à la communication. Il doit être attentif, ne rien faire pendant que l’élève parle. L’enseignant doit écouter son élève jusqu’au bout, sans lui couper la parole.

 

         3- La prise de parole par le jeu :

Notre objectif n’est pas seulement d’identifier les obstacles à la prise de parole mais aussi d’essayer de trouver des solutions pour pouvoir susciter la parole chez l’élève. La parole de l’élève doit être libérée et prise en compte ; nous avons constaté  que l’enseignant utilise le manuel, c’est-à-dire qu’il propose aux élèves uniquement des activités proposées dans le livre, et comme nous avons supposé au départ que peut être l’activité ne suscite pas la prise de parole de l’élève, nous avons proposé a l’enseignante avec laquelle nous avons effectué les enregistrements de travailler le ludique dans l’apprentissage du Français à l’oral qui est un moyen pouvant susciter la parole chez l’élève.

Nous allons essayer de réaliser ce travail de jeu de rôle et voir si l’élève s’intéressera davantage grâce à cette méthode de travail, et s’il prend la parole en la gardant  longtemps à travers le ludique, de voir aussi si la parole est partagée dans tout le groupe classe. Pour cela essayons de donner une définition du ludique et du jeu de rôle et comment le ludique peut susciter la parole de l’élève à l’aide des théoriciens qui ont déjà pratiqué cette activité.

 

3.1- Le jeu, essai de définition:

Il ne s’agit pas du jeu pour jouer, mais du jeu pour apprendre. Le mot jeu rend l’activité, ou encore l’apprentissage moins complexe et moins ennuyeux. Ce n’est qu’au moment où ils s’engagent qu’ils se rendent compte  de la complexité de l’activité par rapport aux jeux rencontrés habituellement.

En effet l’aspect du jeu dédramatise les apprentissages et pour participer l’élève sentira la nécessité à prendre la parole. Les élèves ont tendance à penser qu ils sont en classe pour travailler, suivre et respecter les ordres du maître ce qui peut provoquer la fatigue et le manque de plaisir à venir à l’école et à apprendre, ce qui fait dire à Célestin Freinet[30] que : «  ce qui fatigue les enfants comme les adultes, c’est l’effort contre nature, qu’on fait parce qu’on y est contraint ».

A l’aide du jeu et à travers la communication l’élève peut éprouver du plaisir surtout quand il se sent impliquer, Freinet[31]ajoute :

«  Lorsqu’il est occupé à un travail vivant qui répond à ses besoins, l’enfant ne se fatigue pas et il peut s’y appliquer pendant deux ou trois heures (..) ».

Le jeu serait donc un vecteur pour les apprentissages.

Nous avons choisi comme activité le jeu de rôle, nous pensons que cette activité permet à l’élève de prendre la parole, et même de la garder plus longtemps que d’habitude. C’est une activité où l’élève va non seulement parler mais aussi écouter  son interlocuteur ainsi que tous les autres élèves qui deviennent spectateurs et qui doivent écouter eux aussi. Tout d’abord essayons de définir le jeu de rôle.

          

3.2- le jeu de rôle:

Il s’agit d’une technique d’improvisation théâtrale plus ou moins libre et dont l’objectif est de favoriser la communication entre les élèves tout en permettant une production d’acquis langagier. Francis Debysey[32]pense que :

«  Nous pénétrons avec le jeu de rôle dans le domaine de l’animation de       scènes avec des personnages en interaction  verbale et non verbale (….) amenés selon leur tempérament soit à se comporter comme les simples acteurs de personnages fictifs, soit à se projeter avec leur personnalité dans des scènes fabulées ».

Le terme de jeu ici renvoie à celui d’acteur dans toutes ses dimensions :

« Le jeu de rôle invite à un comportement communicatif global (…)  l’expression d’un rôle est non seulement verbale, mais gestuelle, mimique,  rythmique, les comportements prennent tout leur sens dans ce texte. »

Pour pratiquer ces jeux de rôle en classe nous avons pensé qu’il était préférable de les programmer. Cette notion a été étudiée dans l’ouvrage « comment enseigner l’oral à l’école primaire ? ». Ce concept a été définit comme étant :

               « Un ensemble organisé d’activités visant à faire acquérir les compétences souhaitées, activités temporellement organisées, tenant compte de la difficulté prévisible des différentes tâches proposées »[33].

Comme notre objectif est d’essayer de faire parler les élèves, nous proposons l’idée de programmer des activités selon les auteurs de l’ouvrage déjà cité plus haut.

Nous n’avons pas pu vérifier cette programmation en classe, faute de temps, nous pensons le faire ultérieurement dans une prochaine étude.

Les modèles de programmation varient, notre choix s’est porté sur celle de Jean Michel Adam, qui lui programme les activités de lecture, écriture, étude de langue sous forme de séquences textuelles (narratif, descriptif, explicatif, argumentatif), sachant que dans le programme scolaire du moyen, l’élève doit être capable d’identifier la typologie d’un texte. Dans le cas de notre recherche, les élèves de 2ème année moyenne doivent  être capable d’identifier la typologie descriptive à plusieurs visées, décrire pour raconter, présenter, convaincre.

Ce qui nous intéresse par rapport à notre recherche c’est l’application de cette programmation qui vise à mettre en place des activités orales tout au long de la séquence. Selon Jean Michel Adam, extrait du livre « comment enseigner l’oral à l’école primaire ?  »

« Un des principe de programmation pourrait être d’intégrer assez systématiquement des activités d’orales dans chacun des ensembles de séances consacrées à un type de séquentialité »[34]

C’est-à-dire que l’oral ne se travaille pas seulement en une heure mais peut être effectué tout au long de la séquence ; l’enseignant pourra travailler l’oral pendant une séance de lecture, de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison. Cette proposition de Jean Michel Adam pourrait être la solution pour les enseignants qui estiment que l’une des difficultés à la pratique de l’oral est le temps. En effet, lors de l’analyse des résultats obtenus à travers le questionnaire, nous avons constaté qu’ils ont  répondu à la question suivante: » quels sont les facteurs qui rendent l’enseignement de l’oral difficile? » parmi leur réponse figurait le facteur temporel, ils ont dit qu’une heure c’est pas suffisant pour travailler l’oral.

Cette programmation peut régler le problème de temps, étant donné que le travail de l’oral s’effectuera à fur et à mesure du déroulement des activités de lecture et de langue. Nous tenterons dans notre recherche de mettre en pratique l’activité de jeu de rôle pendant une séance orale.  Ainsi au lieu que le cours se déroule sous forme de questions réponses ; comme dans la première activité, nous allons tenter de donner la parole à l’élève à travers le jeu de rôle.

 

3.3- Les limites du jeu:

Nous pensons limiter l’utilisation du jeu en classe car il représente  pour les élèves un moment de relâchement, un moment de plaisir dans lequel ils s’investissent sans problème.

Si le jeu est trop souvent exploité, ils finiraient par se lasser et ne s’investiraient plus autant. Il ne faut pas abuser des bonnes choses et surtout, il faut bien se fixer des

Objectifs d’apprentissage et ne pas dériver sur l’occupationnel.

Ainsi, le jeu permet bien de susciter la prise de parole chez les élèves. Et en général, on arrive à ce que tous les élèves s’investissent dans l’activité. Cependant, il faut en limiter son utilisation pour garder tous ses effets. De plus, les objectifs et les consignes doivent être clairement fixés pour qu’à la fin du jeu, il y aurait en apprentissage. Sinon, il s’agit d’occupationnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4- L’évaluation de l’oral :

L’évaluation de l’oral est assez difficile,  les travaux faits sur la didactique de l’oral soulignent cette difficulté à évaluer les élèves en classe de Français que ce soit en langue étrangère ou maternelle. Les enseignants avancent les arguments suivants : » trop d’élèves et pas assez de temps » ; (propos des enseignants dans les réponses au questionnaire). Selon  Claudine Garcia- Debanc et Sylvie Plane[35], la difficulté de l’oral peut s’expliquer dans le fait que « l’oral est difficile à observer et complexe à analyser », il est vrai que quand une personne parle, il y a la voix, le corps et les normes de la langue orale, c’est-à-dire l’intonation, le débit, les pauses, les formes syntaxiques, lexicales et sémantiques.

Selon ces mêmes auteurs, « l’évaluation de l’oral nécessite beaucoup de temps« ; le temps parait  comme un autre obstacle à l’évaluation de l’oral, le manque de temps ne permet pas d’évaluer tous les élèves, mais seulement occasionnellement quelques uns. Elles ajoutent aussi que l’enseignant évalue plus la participation de l’élève comme si cette dernière montre que les élèves travaillent l’oral, avec une participation de bribes de mots et non une prise de parole continue.

Bruno Maurer[36] a aussi travailler sur l’évaluation de l’oral, et ce qu’il avance  comme arguments et comme explications à la difficulté d’évaluer l’oral sont les mêmes que ceux proposées par Garcia-Debanc et Sylvie plane, mais il propose comme solution  la précision des objectifs par l’enseignant pour pouvoir enseigner et pratiquer l’oral en classe de langue :

« Nous pensons que ces obstacles peuvent être levés en grande partie à partir du moment où des objectifs d’apprentissage sont clairement fixés. Dès lors que des séances sont mises en place pour l’acquisition de telle compétence clairement définie et connue des élèves, rien n’empêche qu’une évaluation soit portée sur les trajets effectués par chaque élève en regard de cette compétence »[37].

Dans cette partie théorique, nous avons essayé d’étudier les théories qui peuvent être  appliquées dans notre champ d’étude ; c’est-à-dire l’identification des obstacles qui entravent la prise de parole des élèves. Nous avons essayé de démontrer à partir de quelques recherches effectuées dans ce domaine la place de l’oral et l’importance de la prise de parole des élèves en classe de Français langue étrangère pour enfin arriver à ce qui peut entraver cette parole et comment essayer de la susciter chez les élèves, cela dans le but de développer chez les apprenants une compétence langagière et par la suite une compétence communicative à partir de cette étude théorique nous sommes arrivé à dire :

Il convient de considérer la classe, non plus seulement comme un lieu où le professeur parle à des apprenants, mais surtout comme un lieu où s’échangent des informations d’apprenants à apprenants et des apprenants à professeur. Certes, le langage du professeur, comme modèle permanant, doit demeurer un élément fondamental dont la tâche principale sera de pallier éventuellement les déficits hérités du milieu naturel Mais les apprenants eux-mêmes doivent être concernés comme source et récepteurs d’informations. Il appartiendra au professeur de créer les conditions de tels échanges en utilisant systématiquement, dès que possible, la mise à contribution individuelle ou en équipe en vue de la communication. Le climat créé dans la classe est essentiel à cet égard. Dans tout exercice oral l’enseignant devra rester le meneur de jeu à la fois ferme et souple, encourageant les uns, stimulant les autres, tout en n’oubliant jamais que, dans l’expression orale, l’initiative appartient aux différents interlocuteurs

L’enseignant devra donc expliquer le moins possible, parler peu, accepter et provoquer le débat, par exemple: mettre en place des jeux de rôles

 

 

 

 

 

 


[1]Charraudeau. P et Maigneneau, Dictionnaire d’analyse du discours, Paris, Seuil, 2002.

[2]De Saussure, Ferdinand, Langue/parole, La théorie saussurienne, Linguistique, Frédéric François, Ed : PUF FONDAMENTAL 1980, Paris,1980, p :69.

[3] http://www.ac-creteil.fr/langages/contenu/prat_peda/dossiers/oral.htm

 

 

[4]Coletta, Jean- Marc, L’oral c’est quoi ? Dans oser l’oral, cahiers pédagogiques, n°400, p38.

 

[5] Direction de l’enseignement fondamental, Commission nationale des programmes, Ministère de l’éducation nationale, « Document d’accompagnement des programmes de la 2ème année moyenne » p26, 2003, et « Programme de la 2ème année moyenne » p 26-37.

 

[6] Direction de l’enseignement fondamental, Commission nationale des programmes, Ministère de l’éducation nationale, « Document d’accompagnement des programmes de la 2ème année moyenne »p26, 2003, et « Programme de la 2ème année moyenne » p26-37.

 

[7]Jean François Halté, Pourquoi faut il oser l’oral ? Article dans : oser l’oral, p16.

 

 

[9]Luciano-Bret.F, Parler à l’école.A, Colin, 1991, note 22, p251.

[10]Moirand, Sophie, « Enseigner à communiquer en langue étrangère », Ed : Hachette, 1982,  p20.

[11]Chanfrault-Duchet. Marie Françoise. Restaurer l’oralité en classe de Français, Didactique de l’oral 14 et 15 juin 2002, Article publié le 01 juin 2003.

[12] Beautier.Elisabrth, Pratiques langagière et pratiques sociales, Paris, l’Harmattan, 1995.

[13] Perrenoud. Philippe, À propos de l’oral, Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation université de Genève 1988.

 

[14] Dictionnaire Encyclopédique, Larousse, 2001, p 56.

[15] Charmeux, Evelyne, « Ap-prendre la parole : l’oral aussi ça s’apprend, L’école en question », SEDRAP, 1996, p 19.

 

[16] ESCUDIEB, le buveur de mots, JDI, n° 2, octobre 1995, p64-67.

[17] Florin, Agnès. Parler ensemble en maternelle, La maîtrise de l’oral, L’initiation à l’écrit, Paris, 1995.

[18] Tozzi. Michel. Professeur à l’université de Montpellier III, www.sgen-cfdt.org/act/article1380.html.

 

[19] Bucheton. Dominique, Interactions dialoguer communiquer, L’art du mélange, le Français aujourd’hui n°113, paris, Ed, Armand colin.

[20]Charmeux. Evelyne,  Ap-prendre la parole : l’oral aussi ça s’apprend, L’école en question, SEDRAP, 1996,  p19.

[21] Rapport de l’inspection générale qui a été effectué sur l’enseignement de l’oral en France, cité par,

Bruno Maurer, Une didactique de l’oral du primaire au lycée, Ed, Bertrand Lacoste, 2001.

[22] Oscar Brenifier, «  Enseigner le débat par l’oral », CRDP de Bretagne, 2002, p.16.

[23] Verdalhan .Michèle, Le français de scolarisation, Pour une didactique réaliste, PUF, 2002 .

[24] Dillon, JT. The practice of questionning, London, Routledge ; cité dans pratique, « Interactions » novembre 1999.

 

[25]Halté Jean François, pourquoi faut il oser l’oral ? Dans oser l’oral,  p 16.

 

[26] Charmeux, Evelyne, Ap-prendre la parole : l’oral aussi ça s’apprend, L’école en question, SEDRAP, 1996.

[27] Charmeux, Evelyne, Ap-prendre la parole : l’oral aussi ça s’apprend, L’école en question, SEDRAP, 1996.

 

[28]Charmeux, Evelyne, Ap-prendre la parole : l’oral aussi ça s’apprend, L’école en question, SEDRAP, 1996.

 

[29] Guichenuy. Robert (2001), Elèves actifs, Elèves acteurs, boite à outils, Paris, CRDP.

 

[30] Frienet.Celestin, œuvres pédagogiques, Tom1, Edition du seuil, 1994.

[31] Frienet.Celestin  œuvres pédagogiques, Tom1, Edition du seuil, 1994.

[32]Debysey. Francis, le jeu de rôle, repères pour une pratique, in le  Français dans le monde n°176.

 

[33] Debanc, C.G et Plane. S, Comment enseigner l’oral à l’école primaire ?2004, p231.

[34] Debanc, C.G et Plane.S, Comment enseigner l’oral à l’école primaire ? 2004, p251.

[35] Coordination, Garcia-Debanc, Claudine et Plane Sylvie, Comment enseigner l’oral à l’école primaire ? Fevrier2004, France,  P251-252.

 

[36]Maurer. Bruno, Une didactique de l’oral du primaire au lycée, parcours pédagogique, Bertrand-Lacoste, France, 2001.

 

[37] Coordination, Garcia-Debanc, Claudine et Plane Sylvie, Comment enseigner l’oral à l’école primaire ? Février 2004, France,  p251-252.

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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