1. La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Bœuf
Elle qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille,
Pour égaler l’animal en grosseur,
Disant : « Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? dites-moi : n’y suis-je point encore ?
- Nenni. – M’y voici donc ? – Point du tout. – M’y voilà ?
- Vous n’en approchez point. » La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva.Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.
Qu’est-ce que la fable?
Afin de bien démarrer cette partie sur l’humour dans les Fables de La Fontaine, commençons tout d’abord par définir ce qu’est une fable.
D’après la définition officielle, la fable est un court récit en vers d’où l’on tire une leçon. La fable est une forme de l’apologue, texte prodiguant une morale.
Généralement sous forme d’allégorie, la fable représente souvent une satire de la société.
Les origines de la fable :
Il semble difficile d’établir les origines de la fable car ce genre est commun à beaucoup de cultures plus anciennes les unes que les autres.
Si l’on se concentre sur l’Europe occidentale, on peut dire que la fable est née d’Esope, écrivain grec du VIIe siècle avant J-C, à qui les grecs attribuaient la paternité de la fable. Les fables d’Esope on étés reprises par Phèdre au XVe siècle avant J-C et par Marie de France lors de la seconde partie du XVe siècle après J-C, qui fut la pionnière de l’isopet, adaptation des fables d’Esope en français au Moyen-Age. La fable n’a depuis lors cessée d’être utilisée au cours des siècles.
La fable est un récit vivant, mettant en scène des personnages, le plus souvent des animaux, dialoguant entre eux. On retrouve souvent dans les fables un personnage fort opposé à un personnage faible. En découle de ces dialogues un précepte que l’on retiens facilement ayant une visée didactique, que ‘on nomme morale, enseignement, leçon.
Les auteurs qui utilisaient la fable le faisaient afin d’éviter la censure, surtout aux XVIe et au XVIIe siècles, ou bien l’utilisaient pour, comme le disait La Fontaine dans a préface aux Fables, pour plaire.









30 septembre 2016
Poème